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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Systèmes complexes en sciences sociales

  • Henri Berestycki, directeur d'études de l'EHESS ( CAMS )
  • Jean-Pierre Nadal, directeur d'études de l'EHESS, directeur de recherche au CNRS (TH) ( CAMS )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

2e et 4e vendredis du mois de 14 h 30 à 16 h 30 (salle A04_47, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 9 novembre 2018 au 28 juin 2019. Séance supplémentaire le 21 décembre (voir programme détaillé). Pas de séance le 8 février. La séance du 8 mars se déroulera en salle BS1_28 (même horaire, même adresse). La séance du 12 avril est supprimée. La séance du 24 mai est avancée au 23 mai (salle A05_51, même horaire, même adresse)

De nombreux phénomènes socio-économiques résultent d'effets de groupes, de phénomènes de diffusion et de contagion sociale : leur compréhension théorique repose sur une modélisation des interactions sociales.

Dans le cadre général de l'étude des « systèmes complexes », des travaux récents sur la modélisation des interactions sociales se développent à l'interface entre la théorie microéconomique standard, où l'interaction se fait via le système des prix, la théorie des jeux, qui modélise les interactions de nature stratégiques, et la physique statistique qui donne des outils pour décrire un comportement collectif à partir d'une description des comportements individuels.

L'objectif de ce séminaire est de présenter des travaux récents, leurs fondements méthodologiques et outils théoriques, et d'explorer de nouvelles pistes de recherche dans ce domaine, notamment celles qui s’appuient sur l’analyse de grandes bases de données. On privilégiera les approches prenant en compte l'hétérogénéité des préférences et comportements individuels, et la spatialité des interactions (prise en compte de la structure du réseau d'interaction). Les outils que nous rencontrerons seront-ils souvent ceux de la physique statistique des systèmes désordonnés, des équations aux dérivées partielles (EDP) en milieu hétérogène, de la théorie des jeux, de la théorie des graphes et de l'analyse de réseaux, ainsi que ceux de la simulation numérique dite « multi-agents ».

9 novembre : Madalina Olteanu & Julien Randon-Furling, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne "Ségrégation urbaine: distances focales et effets de distorsion"

Résumé : Nous proposons une méthode d’analyse des dissimilarités spatiales d’une ville fondée sur la représentation de celle-ci par un faisceau de trajectoires, obtenues en explorant la ville à partir de chacun de ses points. L’échelle à partir de laquelle une trajectoire converge vers la ville entière constitue en quelque sorte une distance focale : le rayon du disque qu’il faut parcourir, en partant de tel point, pour « voir » la ville telle qu’elle est en réalité, dans son ensemble. Cette distance dépend de la variable (ou de la distribution) considérée, ainsi que du seuil de convergence choisi. Une intégrale permet à la fois de s’affranchir de l’arbitraire dans le choix du seuil et d’identifier les points pour lesquels la convergence est presque toujours lente, y compris pour des seuils relativement élevés. Nous définissons ainsi un coefficient de distorsion, qui mesure à quel point l’image de la ville, perçue en tel ou tel point, est différente de son image globale réelle.

Référence : J. Randon-Furling, M. Olteanu, W. Clark, A. Lucquiaud, From urban segregation to spatial pattern detection, Environment & Planning B: Urban Analytics & City Science (2018) https://doi.org/10.1177/2399808318797129

23 novembre : Amandine Aftalion (Directrice de recherche au CNRS, CAMS), sur le thème "La course à pied en équations".

Résumé : Il est en général admis par les coureurs que, dans un stade, les lignes les plus favorables sont celles du milieu. En effet, à l'extérieur, on court en aveugle, tandis que les lignes intérieures  présentent le désavantage d'une grande force centrifuge. Le but de cet exposé est de mettre ces effets en équations pour déterminer la performance optimale d'un coureur : la physique de la force centrifuge, l'effet motivation à avoir quelqu'un devant, le retard à réagir quand on est doublé. On expliquera le modèle et l'effet sur la performance des différentes formes de stade; on présentera des simulations numériques à un et deux coureurs, ainsi que les perspectives ou améliorations possibles.
 
Vendredi 21 décembre à 14 h 30 (attention, lieu inhabituel, Institut des Systèmes Complexes (113 rue Nationale, Paris 13ème, 1er étage - digicodes :  1711 puis 1712)

Nous accueillerons Stéphanie Stantcheva, professeure d'économie à Harvard,  pour un exposé sur les interactions entre inventeurs.
Cette séance, co-organisée avec Julien Randon-Furling, SAMM, Univ. Paris 1-Panthéon Sorbonne, fait partie de notre cycle en hommage à Thomas Schelling.

Domaine de l'affiche : Méthodes et techniques des sciences sociales

Intitulés généraux :

  • Henri Berestycki- Analyse mathématique et modélisation
  • Jean-Pierre Nadal- Systèmes complexes en sciences sociales et sciences cognitives
  • Renseignements :

    par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants :

    sur rendez-vous uniquement.

    Réception :

    sur rendez-vous uniquement.

    Niveau requis :

    mathématiques, informatique, physique théorique ou sciences économiques et sociales, niveau M1.

    Site web : http://cams.ehess.fr/systemes-complexes-en-sciences-sociales/

    Adresse(s) électronique(s) de contact : jpnadal(at)ehess.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 19 avril 2019.

    Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
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