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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Les arts en Afrique et dans ses diasporas : pratiques, savoirs, mobilités

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi de 19 h 30 à 21 h 30 (cf. salles ci-dessous), les 15 et 29 novembre, 13 décembre 2018, 24 janvier, 7 et 21 février, 14 et 21 mars, 4 et 11 avril, 9 et 23 mai, et 13 juin 2019

Anne Doquet (chargée de recherche à l'IRD) et Éric Jolly (chargé de recherche au CNRS) participent à l'animation du séminaire.

Ce séminaire propose de réfléchir aux rôles moteurs des formes, des pratiques et des savoirs artistiques dans l’élaboration et dans la circulation de structures, mouvements, idéologies et imaginaires politiques sur le continent africain et dans ses diasporas, sur la longue durée. Aussi, nos travaux porteront sur les arts visuels et performatifs au sens large du terme (danse, théâtre, arts plastiques, photographie, cinéma, musique, littérature, arts numériques…) et s’inscriront dans une démarche à la fois historienne, critique et transdisciplinaire. Anthropologie, archéologie, histoire, histoire de l’art, sciences politiques, cultures visuelle et matérielle, études coloniales, postcoloniales, décoloniales et diasporiques de l’Afrique… se côtoieront et se questionneront mutuellement. Les séances s’articuleront autour de présentations de chercheurs (théoriques, méthodologiques ou fondamentales)  et/ou de praticiens, que ce soient des artistes, des acteurs culturels ou des activistes. Divers et reflétant une large palette de points de vue, les travaux et les approches présentés auront en commun de prendre acte du fait que travailler (sur) les intersections entre art(s) et politique(s) suppose un engagement au fondement duquel la réflexion et la théorisation sont de mise.

Thématique du cycle 2018-2019 : Futurs des Afriques et de leurs diasporas

Futur ou, mieux, futurs. Futurs de villes, d’écologies, de constructions des genres ; futurs des techniques et des sciences ; de la violence – politique, économique, sociale ; de l’espoir ; des notions mêmes de futur… Penser, dire, donner corps à ces futurs et à d’autres, connexes, depuis les Afriques  et leurs diasporas : telles sont les tâches, critiques, que se fixent à travers leurs pratiques et leur réflexions les plasticien·ne·s, cinéastes, performeur·e·s et écrivain·e·s, les philosophes et chercheur·e·s, les commissaires et activistes culturels qui interviendront dans le séminaire en 2018-2019. Engagées, indociles, voire radicales, les propositions qu’elles·ils développent mettent à mal a priori et doxas. 

15 novembre 2018 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : Huey Copeland, « Solar Ethics »

Huey Copeland est professeur d’histoire de l’art à Northwestern University (Evanston, USA). Dans cette même institution, il est affilié au Programme sur la théorie, le genre et la sexualité, au Département d’études africaines-américaines et au Département de théorie et de pratique des arts. Sa recherche et son enseignement portent sur les articulations entre blackness et champs visuels dits « occidentaux » dans l’art moderne et contemporain. Membre du comité de rédaction de Artforum, Copeland a publié de nombreux articles et essais dans des revues allant de American Art à Small Axe, dans des anthologies, dans des catalogues d’exposition. Il est l’auteur de Bound to Appear : Art, Slavery, and the Site of Blackness in Multicultural America (University of Chicago Press, 2013). Actuellement, il travaille sur une série de projets éditoriaux qui explorent les intersections entre race, genre et esthétique dans le monde moderne.

In this lecture, Huey Copeland differently considers how the radical practices of the 1960s and ‘70s have been remembered, travestied, and reframed by focusing on the legacy of the legendary jazz musician, prophet, and composer Sun Ra within contemporary artistic practice. Engaging the work of American and European artists from Rashid Johnson to Mai-Thu Perret, Copeland’s lecture at once puts pressure on theorizations of “Afrofuturism” as well as formalist appropriations of Sun Ra’s signature aesthetic forms. Ultimately, Copeland advocates for modes of artistic engagement with the recent past that embrace the operative logic, not just the look, of Sun Ra’s philosophy, resulting in what might be called a “solar ethics” that can serve as a means of making and critique.

29 novembre 2018 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : Marc Johnson, « Futurologie des archives #1 : Utilisation de preuves historiques dans les demandes de restitution de terres dans l’Afrique du Sud post-apartheid (1913-1998), d'après Arthur J. Ray »

Marc Johnson est réalisateur, plasticien et architecte. Il est diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et de l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais. Il a également étudié à la China Academy of Art, Hangzhou, et au Hunter College, City University of New York. Son travail est une investigation des espaces hantés de l’Anthropocène, du post-humain, de la sociabilité multi-espèces, des complexités du storytelling, de la fabulation spéculative. Sa pratique s’articule autour de stratégies diverses, allant de la recherche à la collaboration, l’étude de terrain, l’écriture, l’enseignement, la production filmique, l’installation et la photographie. Souvent, les êtres humains sont perçus comme supérieurs aux autres espèces, dans une logique maître-esclave ; chez Johnson, cette logique est par définition évacuée. Il résulte de cela l’appréhension de nouvelles relations : en lien avec des regards novateurs sur l’écologie, les notions d’évolution et les sciences de manière plus générale, il en découle une approche de tous les êtres vivants comme égaux et appartenant à des écosystèmes interdépendants.

13 décembre 2018 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : Sarah Frioux-Salgas, « Paul Robeson et ses tentatives de redéfinir l’universel (1920-1960) »

Sarah Frioux-Salgas a suivi des études d’Histoire africaine à Paris 1. Elle a été assistante d’exposition au Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Marc Chagall : Hadassah, 2002, Tim : être de son temps, 2003). Depuis 2003, elle est responsable des archives et de la documentation des collections à la médiathèque du Musée du quai Branly. Elle a collaboré avec Édouard Glissant, en mai 2007, pour la journée Mémoire des esclavages et de leurs abolitions. Elle a assuré le commissariat de l’exposition Présence Africaine. Une tribune, un mouvement, un réseau (Musée du quai Branly 2009) et, dans un cadre connexe, a dirigé le numéro 10 de la revue Gradhiva, Présence Africaine. Les conditions noires : une généalogie des discours. En 2014, elle a organisé l'exposition L'Atlantique noir de Nancy Cunard. Negro Anthology 1931-1934 (Musée du quai Branly) et édité le numéro 19 de la revue Gradhiva consacré à cette exposition. En 2016, avec Dominique Malaquais et Cédric Vincent, elle a été commissaire de Dakar 66. Chronique d'un festival panafricain (Musée du quai Branly) et, dans la même institution, a collaboré à l’exposition The Color Line, Les artistes africains-américains et la ségrégation. En 2018, elle a participé à l’édition, aux Nouvelles Editions Jean-Michel Place, du fac-similé de la Negro Anthology de Nancy Cunard (1934) et a été la commissaire de l’installation Paul Robeson (1898-1976). Un homme du « Tout-monde » (Musée du quai Branly).

24 janvier 2019 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : Oulimata Gueye, « Penser les utopies numériques ? »

Oulimata Gueye est commissaire d’exposition et travaille sur les cultures numériques. Parmi ses domaines d’investigation, elle développe Africa sf, sur la place de la science sur le continent africain et les potentiels de la fiction comme espace et outil d’analyse et de projection; Afrocyberféminismes, sur les questions de racialisation et de genre dans les technologies numériques; et Utopies Non Alignées, sur les initiatives africaines qui pensent les technologies et les sciences dans une perspective de non alignement sur les modèles dominants et de réappropriation des moyens d'action.

Il est admis que la révolution numérique prend naissance et se développe au XXe siècle entre l’Europe et les États-Unis. Cette histoire officielle a déjà ses figures emblématiques, qu’elles soient issues du monde de la recherche, de la contre-culture ou de l’entrepreneuriat.

Or ce récit est mis à mal depuis quelques années par des chercheurs, des artistes et des hacktivistes qui dénoncent son occidentalo-centrisme et déconstruisent les mythes et utopies qui ont accompagné le développement des technologies numériques à l’échelle mondiale. La relecture critique en cours, met en évidence les processus de contrôle et d’exploitation ainsi que les biais des technologies numériques. Elle réhabilite des apports scientifiques oubliés ou invisibilisés. Surtout, elle déplace les cadres de réflexion et pourrait aboutir à l’élaboration de nouvelles utopies. Ce mouvement est très présent dans la sphère extra-occidentale et sur le continent africain mais aussi dans les diasporas. Il met en lumière les nouvelles figures de la contestation et le travail d’acteurs longtemps relégués dans des angles morts, qui n’ont cependant jamais cessé de penser, bricoler et détourner les technologies pour des usages inédits et à des fins d'émancipation?

Comment organiser, depuis « les Suds », une guerre de décolonisation du Net, une « cyber résistance » comme le prône l’artiste Tabita Rezaire? Est-il possible de concevoir et de développer des technologies et des pratiques numériques qui ne soient pas alignées sur des modèles hégémoniques et néocolonialistes? Les technologies numériques sont-elles uniquement le produit de la culture occidentale? Quels sont les laboratoires des pratiques alternatives? D’autres futurs sont-il possibles, souhaitables en dehors des technologies numériques? Peut-on encore penser en termes d'utopies?

7 février 2019 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : Moïse Touré , « 2147, et si l'Afrique disparaissait ? Esquisse d'une réflexion sur la pensée extra-occidentale : du politique au poétique par la scène »

Moïse Touré crée la Compagnie Les Inachevés, de 1984 à 1988, à Grenoble, dans le quartier de la Villeneuve. Voyageur, rassembleur, il multiplie les collaborations artistiques à travers le monde (Mali, Madagascar, Brésil, Bolivie, Caraïbes, Japon, Etats-Unis...). Il sera notamment artiste associé à la scène nationale de Guadeloupe où il créera les bases d'un répertoire dramatique en langue créole, et à Bonlieu Scène Nationale d’Annecy. En 2012, il crée l’Académie des savoirs et des pratiques artistiques partagées (intergénérationnelles) avec, pour premier acte fondateur, la mise en œuvre du projet Trilogie pour un dialogue des continents : Europe (France) / Afrique (Burkina Faso) / Asie (Vietnam). Parmi ses plus récentes expériences et créations : la Minute de silence (2003-2007) de Claude-Henri Buffard autour de la question de la mémoire ; Paysage après la pluie II (2005) au Théâtre de l'Odéon ; Pawana (2009) de JMG Le Clézio à Sao Paulo en collaboration avec Georges Lavaudant dont il est devenu, depuis, le collaborateur artistique; de 2009 à 2011, quatre pièces de Bernard Koltès (La Nuit juste avant les forêts, Tabataba, Quai Ouest, Dans la solitude des champs de coton) à Annecy, Grenoble, Paris, au Mali, au Burkina-Faso au Brésil, en Bolivie, au Japon ; de 2011 à 2014, une trilogie Duras sur trois continents ; en 2016, « Utopies urbaines – citoyen acteur », un dispositif artistique déployé sur deux ans autour de Grenoble. En 2017, il clôt le programme Promesse Factory mené sur plusieurs mois avec des femmes en collaboration avec Bonlieu, scène nationale d'Annecy, et a créé en 2018 le second volet de 2147, l'Afrique (2007) intitulé 2147, et si l'Afrique disparaissait, avec des danseurs, acteurs et musiciens africains, en collaboration avec le chorégraphe Jean-Claude Gallotta et la chanteuse Rokia Traoré.

L'Afrique ? Disparaître ? Impossible... Pourtant, en 2004, l’ONU annonçait que l’Afrique n’atteindrait pas l’objectif de réduction de moitié de la pauvreté avant 2147. Aujourd’hui, Moïse Touré transforme cette cynique prophétie en énergie de vie.

« En 2147, nous serons tous africains » et pour mieux nous en convaincre, Moïse Touré convie la musique de Rokia Traoré, la chorégraphie de Jean-Claude Gallotta, les costumes d’Abdoulaye Konaté. Les mots inédits de Dieudonné Niangouna, Aristide Tarnagda, Odile Sankara, Hubert Colas, Alain Béhar, Jacques Serena, Claude-Henri Buffard et Fatou Sy nous parlent de l’exil, de l’identité, du commerce mondialisé, de l’espoir et du droit que nous avons tous « à rêver notre rêve ». Tous réunis afin d’offrir « une réponse poétique au devenir du monde ».

21 février 2019 (auditorium, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 7 av Albert de Mun 75016 Paris) : Malcom Ferdinand, « Black Panther ou l’utopie maronne des Amériques Noires »

Malcom Ferdinand est docteur en philosophie politique de l’Université Paris Diderot et chercheur au CNRS (IRISSO/Université Paris Dauphine). Situées au croisement de la philosophie politique, des théories postcoloniales et de l’écologie politique, ses recherches portent sur l’Atlantique Noir et principalement la Caraïbe. Il explore articulations et intersections entre les questions politiques, l’histoire coloniale et les enjeux d’une préservation écologique du monde.

Au troisième rang des entrées aux États-Unis et dans le top 10 à l’international, le film Black Panther de 2018 fit une irruption fracassante dans le milieu du cinéma américain de super-héros. Outre l’excellente réalisation de Ryan Coogler, les thèmes qui séduisent abondent : la présence majoritaire de protagonistes et de super-héros masculins et féminins Noirs ; la peinture d’une Afrique puissante ; la beauté de paysages musicaux et culturels transatlantiques ; et les lueurs de contestations politiques d’une condition mondiale des Noirs. Les critiques furent tout aussi présentes. Malgré les enthousiasmes suscités, Black Panther relèverait d’une économie capitaliste qui propage l’hégémonie culturelle américaine par son cinéma. De quoi donc Black Panther est-il le nom ? Dans cette présentation, Malcom Ferdinand avance l’idée que le film figure avant tout une quête existentielle des Africains-Américains, et plus largement des Amériques Noires, d’une place, d’une histoire et d’un futur dans le monde moderne. La conflictualité centrale dans Black Panther est celle d’une confrontation fantastique avec le fantasme d’une utopie maronne.

14 mars 2019 (Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 1 place du Trocadéro 75016 Paris) : Hamedine Kane, « Le Devenir Révolutionnaire Permanent »

Hamedine Kane est un artiste-réalisateur mauritanien-sénégalais. Il vit et travaille à Bruxelles. Au cours des deux dernières années, son travail s’est centré sur les sujets de l’exil et de l’errance. En 2018, il entame une nouvelle série sur l’héritage, la mémoire et les futurs intitulée Le devenir révolutionnaire permanent. Il s’y inspire des écrits qui ont accompagné les luttes et les combats des Noirs à travers l’histoire et qui continuent d’influencer les nouvelles générations. Hamedine Kane est diplômé de l’Institut JP Lallemand de Bruxelles et de l’IUT Nanterre Paris X. En 2017, il est lauréat du prix Ouaga Film Lab pour son projet À l’ombre d’Elimane.

Le point de départ du projet de l’artiste dont il sera question dans cette intervention est l’espace partagé – de rues, de plages, de marchés dans des villes telles Dakar, Bombay ou Calais. Tout s’y trouve dans un processus de migration et de devenir constant. Processus qui, dans bien des cas, devrait nous inciter à la contestation, voire à la révolte. Certes, dans la plupart des cas, la révolution « finit mal » ; ce n’est pas pour autant une raison de cesser d’être en opposition. Bien au contraire : à l’évidence, c’est d’un « devenir révolutionnaire permanent » qu’il est besoin. Ces réflexions sont abordées ici dans le sillage de penseurs comme James Baldwin, Joseph Zobel, Camara Laye, Ta-Nehisi Coates ou Cheikh Anta Diop. Tous traitent de sujets graves, de revendications politiques et sociales, de révolte(s). Ce faisant, ils préparent leurs lecteurs à faire face au monde qui vient. Inquiets, face à l’urgence, ils s’adressent aux jeunes esprits futurs. Hamedine Kane a acheté des exemplaires de leurs livres, objets de seconde main, auprès de vendeurs ambulants – des enfants pour la plupart, qu’il a croisés à Dakar et dans d’autres capitales africaines. La majorité d’entre eux ne savent ni lire ni écrire. Cependant, ils entretiennent avec l’objet livre un rapport profond, touchant, mystérieux. Arpentant l’espace urbain avec des piles d’ouvrages qu’il s’est procuré auprès d’eux, l’artiste spécule. Son activité – de lecteur, de marcheur – consiste à anticiper ce qui peut arriver d’un moment à l’autre, afin de nous préparer à ce monde qui vient.

21 mars 2019 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : Ayoko Mensah, « Plateformes afropolitaines : quels futurs ? »

Ayoko Mensah est expert, journaliste, auteure et activiste culturelle. Depuis 2016, elle travaille comme programmatrice artistique et conseillère au sein du département Afrique du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Depuis 2000, elle est également consultante pour plusieurs organisations (UNESCO, Commission Européenne, Organisation Internationale de la Francophonie, Musée Royal de l'Afrique Centrale), et intervient régulièrement dans des colloques internationaux.

Franco-Togolaise, née en 1968, Mensah est diplômée en Management culturel (MA) de l'Université Paris-Dauphine (France), en Lettres Modernes (MA) de l'Université Sorbonne Nouvelle (Paris) et en journalisme (CFPJ, Paris). Après avoir dirigé la revue Africultures (www.africultures.com) de 2005 à 2008 et fondé et édité le magazine Afriscope, elle a travaillé comme expert pour le programme de soutien UE-ACP aux secteurs culturels ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), ACPCultures +, au Secrétariat ACP à Bruxelles. Depuis 1995, elle a écrit plus d’une centaine d’articles (notamment pour Africultures.com) et a collaboré avec plusieurs médias (RFI, Revue Noire, Ballet Tanz, Balafon, etc.)

Elle a également co-écrit plusieurs ouvrages : Houn-Noukoun, Tambours & Visages (1996), Faustin Linyekula, chorégraphe (2002); Un corps à construire - La nouvelle génération d'artistes africains de la performance (2004); Créations artistiques en pays d'islam (2006); Kultur Afrika (2010); Djoliba, le grand fleuve Niger (2010); Créer en postcolonie - Voix et dissidences belgo-congolaises (2016).

Récemment, Mensah a publié une nouvelle dans le recueil « How Free is Free? Réflexions sur la liberté d'expression créative en Afrique » édité par Arterial Network et a réalisé son premier court métrage intitulé « Bilal ».

4 avril 2019 (auditorium, Cité Internationale des Arts 18, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris) : N’Goné Fall – sous réserve de confirmation

11 avril 2019 (Bétonsalon/Villa Marie Vassilieff, 9 esplanade Pierre Vidal Naquet, 75013 Paris) : Eva Barois de Caevel, « Ici, j’ai tout ce qu’il me faut »

9 mai 2019 (Bétonsalon/Villa Marie Vassilieff, Chemin de Montparnasse, 21 av du Maine 75015 Paris) : Katja Gentric & Annael Le Poullenec, «... quand soudain le futur fit irruption : décalages et coïncidences dans l’art et le cinéma sud-africain d’aujourd'hui »

23 mai 2019 (Villa Marie Vassilieff, Chemin de Montparnasse, 21 av du Maine 75015 Paris) : Nadia Yala Kisukidi

13 juin 2019 (Cité de l’Architecture et du Patrimoine ou Cité Internationale des Arts) : Claire Bosc Tiessé et Felwine Sarr

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

Centre : IMAF - Institut des mondes africains

Direction de travaux d'étudiants :

sur rendez-vous.

La validation des unités d'enseignement passe par le rendu d'un travail écrit en fin de semestre dont la nature est à déterminer avec l'enseignant.

Réception :

sur rendez-vous.

Niveau requis :

master 1, intérêt pour l'art et l'Afrique et sa diaspora.

Adresse(s) électronique(s) de contact : annedoquet(at)yahoo.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 15 février 2019.

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