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Anthropologie du néolibéralisme : éléments pour une approche comparative

  • Olivier Coulaux, doctorant contractuel à l'EHESS ( IIAC-LAIOS )

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Jeudi de 17 h à 20 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 25 octobre 2018 au 20 décembre 2018

Ce séminaire de recherche a pour objectif de présenter la manière dont les anthropologues, dans leur pratique de la méthode ethnographique, ont traité le  « néolibéralisme » comme objet d’étude au cours des dernières décennies. Il s’agira donc d’établir un panorama introductif des monographies, des théories et des controverses ainsi produites, dont l’intérêt scientifique est sujet à débats ces dernières années. Comment les ethnographes se sont-elles ou ils proposé(e)s, à partir des années 1990, d’identifier les particularités de la séquence historique ouverte par l’introduction des pratiques néolibérales dans les champs du pouvoir ? Peut-on parler d’une unité des pratiques néolibérales ainsi identifiées, voire d’une « situation néolibérale » globale ? Quelle opérationnalité des théories issues des analyses ethnographiques du néolibéralisme ? Pour comprendre les tenants et aboutissants de ces questionnements, on s’emploiera tout d’abord à poser une définition du terme en effectuant une présentation des travaux produits par les principaux théoriciens du phénomène dans d’autres disciplines des sciences sociales (séance introductive). Le concept n’étant pas endogène à l’anthropologie, on verra comment son usage ethnographique s’est avéré particulièrement prolixe dès les années 1990 et plus particulièrement au milieu des années 2000 aux États-Unis, notamment à partir de la diffusion des travaux de David Harvey, Pierre Bourdieu et Michel Foucault. Cette présentation nous fournira l’occasion d’un retour historique et réflexif sur la genèse des courants de pensée économistes associés au néolibéralisme comme pratique gouvernementale (séance 2 et 3), prélude à une réflexion plus générale sur les rapports qu’entretiennent les sciences humaines et l’exercice de la gouvernementalité (séance 4).

Durant les séances suivantes il s’agira, en partant du cas français, d’élargir notre compréhension comparative du phénomène en instaurant un dialogue critique avec des oeuvres prenant pour objet d’autres lieux du néolibéralisme. On mettra ainsi à l’épreuve la richesse interprétrative des schèmes d’analyse que les anthropologues nous fournissent dans notre compréhension de la diffusion, de la circulation et de l’implémentation des pratiques néolibérales. Il s'agira de traiter de façon comparative des études traitant des processus de bureaucratisation (séance 5), d’élitisation (séance 6), de marchandisation des identités (séance 7) et de paupérisation (séance 8) dans des espace-temps sujets à des transformations radicales, identifiées par les observateurs comme étant la conséquence des pratiques contemporaines de la gouvernementalité néolibérale.

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

Adresse(s) électronique(s) de contact : olivier.coulaux(at)ehess.fr

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